Kim Kardashian adore ce coiffeur normand

13/09/2017

Il connaît les racines d’Arielle Dombasle comme les pointes de Kim Kardashian... De Rouen à Hollywood, le coiffeur Éric Bachelet veille sur les chevelures des stars et des Normandes branchées. Rencontre.

    Les mains de cet homme ont massé le crâne de Kim Kardashian, celui d’Arielle Dombasle. Celui d’une bonne partie de la bourgeoisie rouennaise aussi, comme son père, coiffeur place des Carmes. Une tradition familiale, dans la lignée de son grand-père ou même de son arrière-grand-père qui, « au début du XXe siècle, coiffait le président Gaston Doumergue à l’Élysée ».

    Un agent à Los Angeles

    Éric Bachelet, le petit dernier, 60 ans en septembre 2017, annonce son envergure sur la vitrine de son salon de la place de la Pucelle, ouvert il y a 25 ans. Deux lieux sont inscrits sur la façade : Rouen et Los Angeles.

    Les États-Unis, il a décidé d’y tenter sa chance en 2005. « J’ai un agent là-bas », explique-t-il. Pas suffisant pour réussir, mais l’homme est fort d’un titre de champion du monde des coiffeurs, acquis en 1980, et il est ambassadeur pour la marque L’Oréal Professionnel. De quoi attirer les stars : « J’ai coiffé dans presque tous les États américains. »

    Il s’enorgueillit notamment de shows pour les coiffeurs qui viennent apprendre par centaines la « french touch » auprès de lui. « La France, c’est le bon goût, l’élégance, c’est le top pour les Américains », précise le Rouennais qui a coiffé pour Dior ou Saint-Laurent. Le prochain show est prévu au Loews Hôtel, à Hollywood en octobre.

    Fidèle à ses racines

    Rester à Rouen dans ces conditions ? Il se dit fidèle à ses racines, insiste pour qu’on écrive qu’il ne partira jamais, mais laisse entendre que la retraite, ça pourrait bien être de l’autre côté de l’Atlantique. Il glisse aussi qu’on vient le voir de loin dans la capitale normande. De Paris, et même du Qatar... « On vient nous chercher pour du difficile et qu’on ne veut pas se rater... »

    Le jeune sexagénaire continue d’innover : « Un bon coiffeur c’est quelqu’un qui écoute et qui s’inspire de la rue, quelqu’un qui regarde le monde évoluer. » Il enfonce le clou : « On n’est plus au temps du salon de coiffure de papa. »

    Et il parle du cheveu comme d’une matière, de couleurs, de texture, de sculpture même... « Le glamour et le branché, on les trouve aussi bien à Rouen qu’à Los Angeles... avec les réseaux sociaux, tout est connecté. » L’homme ne semble pas prêt à poser ses ciseaux.

    source : ouest-france