Mercredi sortie ciné

11/10/2017

Le mercredi est le jour de sortie des films, zomm sur nos 3 coups de coeurs : “Kingsman : Le Cercle d’or”, “Coexister” et “L’école buissonière”

    “Kingsman : Le Cercle d’or” Sauver le monde avec élégance

    De Matthew Vaughn (Grande-Bretagne, 2 h 21) avec Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong...

    Espionnage. En donnant une suite à « Kingsman : Services secrets », Matthew Vaughn réussit son pari. Après les costumes Kingsman, découvrez les whiskys Statesman. Et sans modération.

    Il y a deux ans, le public découvrait avec jubilation les Kingsman de Matthew Vaughn, ces agents secrets britanniques aussi efficaces que James Bond, le costume trois-pièces et l’humour « so british » en plus. Pour mémoire, à l’époque, ce service de renseignement cherchait du sang neuf, et l’on découvrait les épreuves qui permettraient de déterminer le meilleur élément. En parallèle, il fallait éliminer un fou furieux (Samuel L. Jackson) qui, trouvant la planète trop peuplée, voulait éliminer des millions de civils. L’agent Galahad (l’élégant Colin Firth) et le novice Egsy (le charismatique Taron Egerton) nous amusent et nous épatent jusqu’au choc inattendu : la mort du héros.

    Matthew Vaughn signe donc Kingsman : Le Cercle d’or, la suite réussie de ce qui sera finalement une trilogie. Et pour notre plus grand bonheur, le réalisateur et scénariste a décidé de faire revivre ce cher Galahad : « En écrivant le scénario, j’ai vraiment essayé de voir si ça marchait sans lui, et très rapidement, je me suis rendu compte que non. Pour moi ce qui était important, c’était de continuer l’histoire d’Egsy et de raconter l’évolution de ce jeune homme que Galahad a sorti de la délinquance. » Mais pas question de vous raconter les circonstances de ces retrouvailles.

    Vu la qualité - et le succès - du premier épisode, les stars hollywoodiennes sont aujourd’hui au rendez-vous. « Tout le monde me disait non pour le premier, là ils étaient tous demandeurs », ironise le réalisateur.

    Reste à rêver de voir le troisième opus se jouer en France. On se demande tout de même quel produit français Matthew Vaughn choisira après les costumes Kingsman et le whisky Statesman. Les fromages ? « Si je voulais faire rire, ce serait un fromage, oui. Mais le monde des Kingsman c’est une célébration des différentes cultures, de différents pays. Et pour moi, la culture française est au moins aussi importante que celle de l’Angleterre et les États-Unis réunis. Donc si je veux prendre les Français au sérieux, je choisirai un mixte du monde de la mode et évidemment de celui du vin. Ce pourrait être l’agent Dior, l’agent Vuiton, l’agent Bordeaux, l’agent Côtes-du-Rhône... »

    “Coexister”, savoir chanter, savoir aimer...

    De Fabrice Eboué (France, 1 h 30) avec Ramzy Bedia, Guillaume De Tonquedec, Jonathan Cohen, Fabrice Eboué...

    Comédie. Avec un curé, un rabbin et un imam réunis dans « Coexister », Fabrice Eboué célèbre à sa manière le bien vivre ensemble.

    Fabrice Eboué a le chic pour faire rire et faire réfléchir. Après avoir évoqué l’esclavagisme dans Case départ et l’univers perverti du foot et des dictatures dans Le crocodile du Botswanga, il tacle l’univers du disque et des religions dans Coexister, son premier film réalisé en solo.

    Producteur de musique dans une grande entreprise, Nicolas - qu’il interprète - doit sauver sa peau en trouvant le chanteur de l’année à la demande de sa patronne inflexible (Mathilde Seigner). Sans trop y croire, il réunit un curé (Guillaume De Tonquedec), un imam (Ramzy Bedia) et un rabbin (Jonathan Cohen) dans un groupe digne des fameux Trois prêtres. Il espère ainsi avoir trouvé la perle rare en surfant sur le vivre ensemble...

    Côté musique, Fabrice Eboué connaît la chanson : « Les grands groupes rachètent tout, et qui font aussi bien de la musique que de la lingerie, l’objectif étant toujours de faire du chiffre. Moi je pense qu’il y a des domaines qui devraient être épargnés. »

    Côté religion, Fabrice Eboué ose tout, et il n’y a pas de jaloux : catholiques, juifs et musulmans en prennent pour leur grade. « L’idée des Trois prêtes m’avait fait sourire parce qu’un religieux est censé représenter la sagesse et l’humilité, une rock star, ce n’est qu’excès », s’amuse le réalisateur. Du coup, il imagine « un groupe de branquignolles », avec un rabbin dépressif, un faux iman amateur de vin, de charcuterie et de filles, et un curé qui résistera mal aux attentions de la nymphomane Sabrina (Audrey Lamy).

    Les blagues et les bons mots s’enchaînent. On lit le plaisir des acteurs : Guillaume De Tonquedec est parfait dans l’innocence, Ramzy dans l’impertinence, et Jonathan Cohen se révèle drôle et bon chanteur. Bref on rit beaucoup, et Fabrice Eboué, à sa manière, célèbre le vivre ensemble.

    “L’école Buissonnière”, l’école de vie

    Même si l’on peut trouver le scénario convenu, avec des gentils très gentils, des méchants pas si méchants, et un vrai méchant bien puni, voici trois raisons d’aller voir L’école buissonnière.

    1. Le film est une ode à la forêt et on aime partager avec Nicolas Vanier son amour de la nature.

    2. Le petit héros est une sorte de rat des villes qui devient rat des champs. C’est un film à voir en famille, surtout pour les citadins qui y croiseront des défenseurs de la nature.

    3. Et puis il y a les acteurs : on aime voir François Cluzet et Eric Elmosnino jouer les bourrus, la gentillesse sincère de Valérie Karsenti en Célestine au service du comte qu’incarne avec élégance François Berléant

    source : paris-normandie