Une boutique atelier à Rouen pour les créateurs normands

18/12/2017

Deux infirmières se rencontrent, attendent un bébé en même temps. Cela donne quelques mois plus tard Choux & Grenadine : une boutique atelier à Rouen qui laisse toute la place aux créateurs normands.

    En poussant la porte de « Choux & Grenadine » rue Grand Pont à Rouen, c’est tout un univers bébé étonnant qui s’ouvre, comme si Ali Baba était passé par là, cachant de multiples trésors mais confiant le sésame à chaque maman, à chaque papa. Cette boutique, sans doute unique en Normandie, c’est le paradis des doudous, des chaussons mous, des mobiles, des boîtes à musique, des objets à suspendre ou à poser, des tours de lit en forme de nuage... Mais les mamans trouveront aussi des vêtements de grossesse pas ringards, des créations uniques pour les petits.

    « On s’est retrouvé enceinte en même temps. Et d’un magasin, d’une enseigne, d’une zone commerciale à l’autre, on voyait que tout se ressemblait, que l’originalité n’était pas au rendez-vous côté bébé, côté maman, et puériculture plus généralement, racontent Mylène Letellier et Marine Adrien. Alors l’idée de créer quelque chose a fait son chemin ». Et d’un salon à l’autre, d’une visite d’atelier à l’autre, « Choux & Grenadine » est apparu naturellement. « Tout ça en poursuivant notre activité : infirmière en bloc opératoire depuis plusieurs années, à Rouen ».

    Les deux amies se retrouvent régulièrement pour travailler leur concept. « Nous ne voulions pas d’une simple boutique. Nous cherchions à animer les lieux, avec notamment des ateliers. Alors on s’est formé toutes les deux au massage femme enceinte, au massage bébé, à l’éveil sonore, à l’éveil créatif, au yoga prénatal et parents-enfants..., racontent les deux jeunes femmes. Quand ça n’est pas nous qui intervenons, nous faisons appel à des professionnels extérieurs. À Rouen, nous avons donc un espace boutique, et un espace atelier séparé, mais nous nous déplaçons aussi : en crèche, dans les maisons d’assistantes maternelles, dans les écoles maternelles ».

    Le tour de la création normande

    Depuis son ouverture en septembre 2016, « Choux & Grenadine » a trouvé ses marques et son public. Déjà parce que la création est au rendez-vous. « Avec Les étoiles d’Inea, Deborah nous livre depuis Petit-Quevilly des tricots, des bonnets, des attaches tétines faits maison, détaillent Mylène Letellier et Marine Adrien. À Malaunay, « Les enfantillages » d’Amandine, ce sont des guirlandes, des fanions, des perles... Elle est institutrice de métier, mais a créé une petite activité dont elle nous fait profiter. Quant à Lucie, installée à Caen, elle réalise des cubes d’éveil, des bavoirs au sein de « Lili la Guimauve »... Toujours à Caen, Marina a créé « Margotte Tournicote » spécialisée dans le doudou personnalisé. On retrouve chez nous ses produits, mais on peut aussi les réaliser sur mesure depuis notre boutique, grâce à son logiciel dédié ».

    Faire plaisir à son bébé, son enfant, se faire plaisir aussi, c’est le credo des deux créatrices. « Avec les Torréfacteurs normands, emmenés par Greg, nous avons une déclinaison de tisanes pour futures mamans, pour la période d’allaitement, et une tisane « Choux & Grenadine » juste pour le plaisir ». Plus qu’une boutique donc, l’endroit vit grâce à ses visiteurs, sa clientèle, tandis que les deux jeunes femmes ont trouvé un nouvel horizon professionnel. « C’est un gros investissement, entre la location des lieux, le stock... Nous avons été aidées à la création par la BNP qui a adoré notre concept, par l’association Haute-Normandie Active, par le FGIF également ». L’objet de ce « Fonds de garantie à l’initiative des femmes » est de faciliter leur accès au crédit bancaire pour financer la création, la reprise ou le développement d’une entreprise.

    Mylène Letellier et Marine Adrien font grandir une belle aventure, soutenues l’une comme l’autre par leur conjoint respectif. Mais ce sont bien elles les créatrices, les patronnes de « Choux & Grenadine », les marraines de tous les bébés qui naissent (ou presque) et dont elles n’oublient pas d’accrocher les faire parts.

    source : paris-normandie