Comment travailler son empathie ?

17/02/2017

Comprendre les sentiments des autres, ce n’est jamais une chose aisée. Voici nos conseils pour développer son empathie.

    Qu’est-ce que l’empathie ?

    On entend souvent parler de cette capacité d’être empathique. Mais pour certains, ce terme reste vague. Flou. Si l’on en croit la définition du Larousse, l’empathie est “la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent”. Il s’agit d’une notion qui englobe une compréhension générale de l’autre : de ses sentiments, de ses émotions.

    Cette capacité n’est pas forcément innée, et ne concerne pas forcément tout le monde. Pour Cécile Cardol, coach de vie : “Certains d’entre nous sont naturellement empathiques, d’autres moins, voire pas du tout”. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’on ne peut pas la développer.

    Développer son empathie : le cas du Danemark

    Faire preuve d’empathie, c’est avant tout travailler sur soi-même. Et comme pour tout, plus on commence jeune, mieux cela fonctionne. Cécile Cardol évoque ainsi le cas du Danemark qui, comme bon nombre de pays nordiques, accorde beaucoup d’intérêt à cet type de capacités. “Ce pays consacre, dans son programme pédagogique destiné aux élèves de 6 à 16 ans, une heure par semaine à l’apprentissage de l’empathie”. Il s’agit d’une matière comme une autre, au même titre que les mathématiques ou la géographie.

    En quoi cela consiste-t-il ? Pas de devoir ni de contrôles au programme, pas spécialement de méthode, non plus. Tout simplement, les enfants sont appelées à échanger. Ils doivent communiquer, évoquer leurs émotions face à certaines situations, et trouver des solutions, ensemble.

    Mais pourquoi l’empathie est-elle si importante ?

    Dans la vie amoureuse comme dans la vie professionnelle, l’empathie est une qualité essentielle, qui permet de se mettre à la place de l’autre pour mieux le comprendre. Et donc, pour être mieux ensemble, obtenir plus de cohésion, et trouver plus facilement des solutions aux problèmes qu’une personne ou une autre est amenée à rencontrer.

    L’empathie permet d’être bien avec les autres... Et donc, d’être bien avec soi-même. Pourtant, c’est une qualité qui semble disparaître de plus en plus, au fil des années et des générations. Égoïstes, narcissiques, concentrés sur leur propre bien-être... Les hommes et les femmes d’aujourd’hui seraient près de deux fois moins empathiques que la génération de nos parents et de nos grands-parents, selon une étude menée en 2010 par l’université du Michigan.

    Comment travailler son empathie ? Les conseils d’une spécialiste

    La coach de vie Cécile Cardol l’affirme : “Savoir ressentir les émotions d’autrui en l’absence de tout jugement de valeur est à la portée de tous. Cela nécessite toutefois l’apprentissage d’un certain savoir-être”. Pour cela, elle recommande de travailler sur plusieurs pistes :

    L’estime de soi : avant d’aimer les autres, il faut savoir s’aimer soi-même. En travaillant sa confiance en soi, on apprend à mieux se connaître. Se comprendre et s’accepter soi-même est le premier pas pour mieux comprendre les autres.

    La curiosité : être empathique suppose de s’intéresser aux autres. Mais surtout, de porter un intérêt réel, et non superficiel. Posez des questions aux personnes qui vous entourent, interrogez-les sur leurs sentiments, sans forcément tenter de trouver des solutions en permanence. Avoir de l’empathie pour quelqu’un, ce n’est pas résoudre tous les problèmes : c’est comprendre que notre entourage a parfois tout simplement besoin d’être écouté et compris.

    L’écoute et l’observation : C’est la suite logique de la curiosité. Poser des questions, c’est bien. Écouter les réponses, c’est encore mieux. Cela vous permettra de trouver une logique dans la façon dont fonctionne autrui, de comparer les différents types de réactions face à diverses situations. Utilisez vos oreilles, mais aussi vos yeux : le langage corporel est tout aussi important. Mimiques sur le visage, mouvements des mains : apprenez à décrypter les gestes.

    L’ouverture d’esprit : qui dit empathie dit aussi absence de jugement. Vous n’êtes pas là pour valider ou condamner les actes des personnes qui vous entourent, simplement pour comprendre pourquoi ils ont réagi de telle ou telle façon. Et cela passe par beaucoup d’acceptation. Car l’empathie ne laisse de place à aucun type de préjugé, qu’il soit social, racial, religieux ou sexuel.

    Source : Marie Claire