Un Tour de France pour bâtir l’égalité femme-homme

14/11/2017

Société. Lancé début octobre, le Tour de France de l’égalité femme-homme est à mi-parcours. L’occasion de faire le point et de revenir sur les temps forts de cette initiative nationale à l’échelle de la région Normandie.

    Déclarée « grande cause nationale du quinquennat » l’égalité entre les sexes est au cœur de l’actualité ces derniers temps. Mais comment combattre de manière durable et efficace les préjugés ? Le Tour de France de l’égalité femme-homme a été pensé dans le but d’apporter de premières réponses.

    Toucher un large public

    Une quinzaine d’ateliers ont déjà été organisés dans les cinq départements normands depuis début octobre. « L’objectif premier étant de faire intervenir des individus de tout âge, de milieux et de professions différentes afin de cibler les difficultés que rencontre la région autour de la lutte pour l’égalité », explique Fabienne Buccio, la préfète de Normandie.

    Des évènements ont ainsi été organisés au sein d’établissements scolaires, tel que le débat réalisé au lycée Jehan-Ango de Dieppe. Mais aussi au cœur de métiers bien précis à l’image des chirurgiens-dentistes de Seine-Maritime qui ont pu participer, le 9 novembre, à une journée de formation pour détecter les victimes de violences conjugales.

    Des sujets extrêmement variés puisque les inégalités sont toutes aussi présentes dans le monde professionnel que dans celui du sport ou dans la vie conjugale. « C’est pourquoi de nombreux ateliers sont ouverts à tous afin de sensibiliser ceux qui n’appartiennent pas aux réseaux institutionnels ou associatifs », précise la préfète. À titre d’exemple, la place du marché de Cherbourg-en-Cotentin accueillera un théâtre de rue, ainsi qu’un déjeuner participatif le 25 novembre autour du sexisme dans l’espace public. Des évènements sont encore prévus, et ce jusqu’à fin décembre. Il sera ensuite temps de tirer les conclusions de ces différents ateliers et rencontres. Conclusions qui seront ensuite communiquées au gouvernement. « L’idée étant de mettre en place une stratégie politique à l’échelle nationale que nous pourrons ensuite décliner en région afin de combattre ces stéréotypes et violences », conclut Fabienne Buccio.

    source : paris-normandie