Au Petit Quevilly, sur les traces des moines chartreux

17/07/2017

Au cœur de la ville, un jardin patrimonial offre repos et méditation au visiteur.

    En 1667, les moines chartreux s’installent à Petit-Quevilly sur un domaine clos de plus de 50 ha. Ils entreprennent, à la fin du XVII° siècle, la construction de leur monastère. La surface du site est considérable et prépondérante compte tenu du mode de vie des chartreux. Celle-ci leur impose en effet la construction de maisons individuelles pour chacun des moines. Jusqu’à il y encore quelques années, il était difficile d’imaginer, dans cette périphérie de Rouen fortement urbanisée aux XIXe et XXe siècles, la présence de ce lieu de silence dédié à une vie monastique des plus strictes.

    Une promenade sereine, en contraste avec la vie moderne du quartier Saint-Julien

    Aujourd’hui, en partant à sa recherche au cœur de la ville de Petit-Quevilly, et grâce au travail entrepris par la municipalité et des passionnés d’histoire, le retour vers le passé prend la forme du magnifique site du jardin du cloître. Il a été sorti de sa gangue d’herbes folles et des constructions archaïques, à l’emplacement du grand cloître de la chartreuse. L’ordonnance classique des deux murs subsistants donne la mesure de cet espace, dont l’aménagement contemporain et poétique, évocateur d’un jardin monastique d’herbes médicinales, invite le visiteur à découvrir l’histoire de la chartreuse et le mode de vie des religieux. Le jardin offre une promenade sereine, en contraste avec la vie moderne du quartier Saint-Julien. Et pourquoi ne pas s’y livrer, sur un banc ou allongé dans l’herbe, à des moments de contemplation ?

    La découverte ne se limite pas au jardin du cloître : dans les rues adjacentes, il est possible d’apercevoir d’anciennes parties de la chartreuse, absorbées par le tissu urbain : une cellule de moine restaurée rue Victor-Hugo ou un pavillon d’entrée rue Ursin-Scheid...

    Infos pratiques

    Chartreuse Saint-Julien, rue du général Foy, 76140 Petit-Quevilly. Accès libre.

    A voir : une visite virtuelle en 3D